L’Union de la Gauche est indispensable pour la résistance et vers la reconquête – Déclaration du Premier Secrétaire de la Fédération de l’Eure du Parti Socialiste.

L’Union de la Gauche est indispensable

pour la résistance et vers la reconquête.

Déclaration du Premier Secrétaire de la Fédération de l’Eure du Parti Socialiste.

 

Le Parti Socialiste a subi, au second tour des départementales dans l’Eure, la défaite, inéluctable, qu’annonçait le premier tour du scrutin. Notre département n’a jamais été acquis à la Gauche. Elle l’a conquis. Bien plus que les mérites imaginaires dont une Droite au triomphe tonitruant sans la moindre humilité se pare, la division des femmes et des hommes de « bonne volonté », les conséquences du récent redécoupage, certains choix tactiques mal acceptés, la politique nationale expliquent donc cet échec. Il faut le reconnaître. Nous en débattrons.

 

Cependant, là où nos candidats étaient encore présents, les électeurs ont corrigé, plutôt qu’amplifié, la tendance qui s’était dégagée au soir du dimanche 22 mars. Malgré des combats perdus de peu à Evreux, Bernay et Bourg-Achard, la Gauche conserve ainsi davantage de cantons (Beuzeville, Bourgtheroulde, Conches, Gaillon, Pont-Audemer, Pont-de-l’Arche, Saint-André-de l’Eure, Val-de-Reuil) que les observateurs lui en octroyaient. Socialistes, Front de Gauche et écologistes sont assurés de pouvoir, non seulement défendre le bilan de la majorité conduite depuis 2001 par Jean Louis Destans, mais aussi de faire entendre, pour l’avenir, leurs valeurs, leurs principes, leurs idées. Une résistance est possible. Elle conditionne la reconquête. Il faut en remercier tous ceux qui, à Gauche, se sont mobilisés, militants, sympathisants, élus et électeurs. Congrès, échéances, consultations, modernisations, nous ne pouvons pas les décevoir à nouveau. Ce serait la fois de trop. Notre cohésion doit marquer cette volonté.

 

Le système Le Maire, dont le principal intéressé, lui même, interrogé par France 3, a été contraint de nier qu’il soit « une caserne » (sic), probablement parce qu’il est une prison, a gagné. Appuyé sur un réseau d’obligés et de collaborateurs, subi depuis douze mois dans nombre de nos villes et de nos villages, il s’étend désormais, avec son cortège d’amateurisme et d’immobilisme, de clientélisme et de sectarisme, au département. C’est un grand bond en arrière. Il ramène les Eurois à l’ère Collard dont le conservatisme, pendant 25 ans et jusqu’à la fin du siècle précédent, anesthésia notre territoire. C’est pourquoi, la droite UMP/UDI s’est avancée honteuse et  masquée. Sans dire quel serait son commis, adoubé par l’ex ministre de l’agriculture, à la présidence du conseil départemental, cachant jusqu’au bout, pour mieux piéger M. Legendre, l’abandon de Vernon, moins de douze mois après y avoir été élu, par M. Lecornu. Sans dire quelle est sa stratégie face au Front National, dissimulée derrière le ni-ni, cette politique nunuche ni claire, ni courageuse. Sans hésiter à vouloir tout supprimer (le service public, l’action sociale, la solidarité) au détriment des plus jeunes, des plus faibles, des plus âgés…, tout en prétendant tout promettre (des médecins qui ne viendront pas, du haut débit auquel nous avons déjà travaillé, du rasage gratis…) au profit des mêmes. Sans rédiger la moindre ligne d’un projet local un peu honnête, abritée derrière des thèmes nationaux à des années lumière des compétences du Conseil Départemental. Ce flou, tout comme l’absence de signature des contrats d’agglomération d’Evreux et de Vernon, l’absence de candidature des communes UMP au nouveau plan de renouvellement urbain pour les quartiers de grande pauvreté, l’absence de soutien aux institutions culturelles et aux associations, l’absence de vision stratégique quant aux projets concrets du 276, fait craindre que l’efficacité et, surtout, l’équité entre les territoires, suivant qu’ils ont « bien » ou « mal » voté, ne soient pas au rendez-vous des prochaines années. Notre inquiétude et notre crainte sont là. En cette injustice réside le vrai dessein de la droite pour 2017. Il faudra l’empêcher.

 

Enfin, à l’instar de ce qui s’est passé dans le reste du pays, le Front National n’a pas atteint ses objectifs dans l’Eure. Comme en Seine-Maritime, il n’emporte aucun siège, ne retrouve pas ses scores des européennes et, parfois, recule, à tout le moins en valeur relative d’un tour à l’autre. Il n’en demeure pas moins qu’un tiers des électeurs a pu voter pour des binômes qui n’ont pas fait campagne, qu’ils n’ont jamais rencontrés et dont ils seraient bien en peine de reconnaître le visage et la voix. Oubliant le sentiment républicain et l’exigence démocratique, des gens qui sont nos concitoyens, nos voisins, ont accepté la xénophobie, l’exclusion, le poujadisme éhonté, la sourde bêtise qui caractérisent le discours frontiste. Les manipulations présentées comme des statistiques, les supercheries comme des solutions, les mensonges comme des arguments, les anathèmes comme des évidences ont fait, renforcés par le discours national du principal dirigeant de l’UMP, enfermé dans une campagne Buisson sans Buisson, le lit d’un parti qui propose la ségrégation raciale, l’explosion sociale, la faillite économique et l’isolement international comme seuls horizons pour notre pays. Nous ne pouvons l’accepter. Nous nous y opposerons. Il faut faire barrage à l’extrême-droite comme nous l’avons démontré au cours des jours écoulés prônant unilatéralement le désistement républicain dans tout le département et à Verneuil, notamment, désistement qui, ici, explique les pourcentages de la droite, ailleurs, a conditionné ses victoires.

 

Face à cette situation et à l’enracinement d’un nouveau tripartisme, la Gauche n’a qu’une seule solution : l’union. Favoriser par la dispersion l’élection de collectivités de droite n’est pas le meilleur moyen d’enclencher le « grand soir » ou de faire advenir « des lendemains qui chantent »… C’est évidemment le contraire. Les élections départementales constituent en cela un avertissement cruel. C’est pourquoi nous, socialistes de l’Eure, tendons la mains à toutes les forces de Gauche et de progrès. C’est pourquoi nous, désormais les challengers et non les sortants, nous pouvons dans huit mois gagner les régionales. C’est pourquoi nous, socialistes, communistes, écologistes, radicaux, nous devons nous rassembler. La reconquête ne pourra s’engager qu’à cette condition. La fédération socialiste de l’Eure y est prête.

Communiqué du Bureau Fédéral de la Fédération de l’Eure du Parti Socialiste – Au second tour, pour la solidarité et la République, votons à Gauche, votons pour l’Eure, votons pour l’avenir.

Communiqué du Bureau Fédéral de la Fédération de l’Eure du Parti Socialiste

Au second tour, pour la solidarité et la République,

votons à Gauche, votons pour l’Eure, votons pour l’avenir.

 

La nationalisation de la campagne a probablement permis de contenir la progression du Front National et, sur certains points de notre territoire, à l’inverser par rapport au score qu’il avait obtenu lors du dernier scrutin européen. Il faut s’en féliciter. Toutefois cette dimension a pu permettre à une droite sans idées et sans projet d’afficher en guise de programme dans l’Eure comme dans le reste du pays, la simple photocopie de tracts mensongers, vagues ou polémiques, édités au siège de l’UMP, afin de faire oublier aux électeurs les enjeux concrets, les enjeux locaux des élections départementales. Il faut le regretter.

Peu de citoyens se sont souvenus que c’est la Gauche et ses élus qui leur ont proposé, soixante-dix ans après l’instauration d’un suffrage réellement universel, de désigner à parité entre hommes et femmes leurs représentants aux conseils départementaux. Peu de votants ont reconnu que c’est la Gauche et ses élus, par un découpage équilibré des cantons, qui ont mis fin au système de proportionnelle à l’hectare qui caractérisait les anciennes élections cantonales pour donner la même assise démographique à tous les élus départementaux. Peu d’électeurs ont observé que c’est Gauche et ses élus qui, en imposant aux binômes de candidats de dépasser la barre des 12,5% des inscrits pour être présents au second tour, a voulu redonner de la clarté et de l’efficacité à la gestion des collectivités départementales. Malheureusement, seule une moitié des électeurs, 51%, a considéré, dimanche dernier, que ces réformes démocratiques, ces principes qui ont pu nous être défavorables dans un contexte de division, en renforçant la justice et l’égalité devant le suffrage, méritaient, pour les saluer, de se rendre aux urnes.

Dans l’Eure, ces réformes avaient été précédées, depuis 2001, de très nombreuses autres avancées : pour l’éducation et le logement, pour l’emploi et le développement économique, pour l’environnement et la modernisation numérique, pour la petite enfance et le grand âge, pour le renouvellement urbain et la ruralité. En quinze ans, Jean Louis Destans et les majorités qu’il a conduites ont transformé un département qui, jusqu’alors s’endormait, coincé entre Ile-de-de-France et littoral normand, bercé par le conservatisme de la droite et l’immobilisme de ses notables, en terre d’innovations et de progrès.

En dernier ressort, ce sont les électeurs eurois qui jugent. Il faut s’incliner devant leur décision, l’accepter et la respecter. Il faut aussi en tirer les leçons. Sans doute ne sommes-nous pas parvenus à souligner suffisamment le caractère exceptionnel de ce bilan, ni à mettre en valeur le socle qu’il offrait pour d’autres projets à venir. Il n’en demeure pas moins que les socialistes expriment leur reconnaissance et leur confiance à celui qui a été leur président de Conseil Général, faisant voter à l’unanimité 95% de ses propositions, et dont ils sont fiers qu’il soit leur député. Par simple comparaison, la qualité de cette action qui ne délaissait aucune partie de notre territoire, n’excluait aucune catégorie de sa population, ne méprisait aucun engagement de ses représentants, ne tardera pas à apparaître. A un destin collectif se sont substitués un système sectaire et une aventure personnelle.

Nous remercions donc tous les électeurs qui se sont portés sur les listes de Gauche pour ce premier tour et tous ceux qui se sont rassemblés espérant leur victoire. Ils doivent poursuivre leur effort de conviction et de mobilisation.

Ils savent que la gestion de leur département ne sera pas la même avec la gauche ou avec la droite. On ne peut prôner, comme le fait cette dernière, une réduction massive de la fonction publique, une baisse des dépenses de solidarité pour les jeunes comme pour les aînés, la disparition des politiques culturelles et de solidarité, et faire croire que cela n’aura aucune conséquence sur la vie quotidienne des Eurois. Le seul débat suscité par l’UMP ne peut être celui qui consiste à savoir qui, entre Jean-Paul Legendre et Sébastien Lecornu, aura l’honneur de s’asseoir dans le fauteuil présidentiel.

 

Ils savent le risque que représente le Front National. Comme, à toutes les élections intermédiaires, par la forte mobilisation d’un électorat qui, dans notre département, conjugue la perte de repères que ressentent les campagnes et les angoisses que ressentent les villes, le parti de la famille Le Pen bénéficie, en dépit des dérapages de son fondateur, d’une surreprésentation qui n’en fait pourtant ni le premier, ni le second parti de France, encore moins une force d’alternance. Ségrégation raciale, fractures sociales, isolement international, désastre économique restent les fondamentaux de sa politique et c’est pour cela qu’elle demeure, au-delà ou malgré ceux qui y adhèrent, un danger pour la République.

C’est pourquoi, comme l’a fait dans ces termes le Premier secrétaire national du Parti Socialiste Jean-Christophe Cambadélis, nous appelons les électeurs de gauche à se mobiliser sans exception pour le second tour. Pour défendre la solidarité face à la droite et la République face à l’extrême droite, l’Eure a besoin que les valeurs, les idées, les actions de la Gauche continuent de se faire entendre. C’est une cause d’intérêt général.

Il faut pour cela appeler les Eurois au soutien actif, cette semaine et dimanche prochain, dans les bureaux de vote, des candidats de Gauche encore qualifiés pour le second tour dans plus d’une dizaine de nos cantons.

Il faut que, de Pont-Audemer à Conches, de Gaillon à Bourgtheroulde, de Val-de-Reuil à Evreux, de Bourg-Achard à Saint André de l’Eure, de Pont de l’Arche à Bernay, tous les partis de gauche et les forces de progrès fassent bloc : Parti socialiste, Parti communiste Français, le Parti de gauche, Europe Ecologie Les Verts, Parti Radical de Gauche, divers gauche, républicains et démocrates.

Il faut que les électrices et les électeurs de Gauche, hélas trop nombreux à s’être abstenus hier, se rendent massivement aux urnes dimanche prochain et conservent leur unité jusqu’aux régionales.

Partout où les candidats de la Gauche ne sont pas au second tour, nous appelons sans la moindre équivoque au désistement républicain et demandons fermement à l’UMP/UDI, qui ne rejettera certainement pas nos voix, la réciproque. Partout, il faut faire barrage au Front National. C’est l’affaire des républicains et des démocrates.

Chaque voix comptera dans les villes et les campagnes ! Chaque citoyen est concerné. Dimanche prochain se joue aussi l’avenir de notre pays. Votez à gauche, votez socialiste, radical, communiste et vert, votez républicain !

 

Communiqué de Marc-Antoine Jamet, Premier secrétaire fédéral – La force de Jean Louis Destans

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Un an de droite dans le département c’est … – Stop ou encore ? Dimanche, pour ne pas en prendre pour 6 ans, votez et faites voter pour les candidats de l’Eure en Actions !

Tract - Un an de droite dans l'Eure STOP OU ENCORE

DEPARTEMENTALES – Communiqué de Marc-Antoine JAMET – « Dimanche, faisons le choix de l’Eure en Actions »

Communiqué Départementales