Congrès de Poitiers : LA NEWSLETTER DES MOTIONS #1

 

Retrouvez notre 1ère newsletter consacrée aux quatre motions en lice pour le Congrès !
Chaque semaine, jusqu’au 21 mai, jour du vote des militants, les newsletters donneront une parole égale aux motions.

Motion A

« La force du rassemblement »

Cher-e-s camarades, cher-e-s ami-e-s,
Nous y sommes. Le moment de la grande clarification est enfin arrivé. Depuis trop longtemps déjà, la critiquaillerie permanente pratiquée par certains dans nos rangs provoque le malaise…

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Motion B

« Un congrès pour faire gagner la gauche »

Cher-e-s camarades,
Le congrès de Poitiers ne sera pas un congrès ordinaire. Il n’est pas écrit d’avance. C’est un congrès pour faire gagner la gauche. Notre unité n’est pas en cause, mais la clarté des idées est un préalable…

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Motion C

« Te sens-tu écouté au Parti socialiste ? »

Notre Motion C est le résultat de la fusion de plusieurs contributions générales « Oser la gauche citoyenne » menée par Florence Augier, secrétaire national et « Mouvement pour un nouveau pacte républicain » mené par Louis Mohamed Seye…

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Motion D

« La Fabrique,
c’est quoi ? »

La Fabrique, c’est pour l’hebdomadaire « Marianne » la motion qui va créer la surprise. En fait, c’est la motion qui a déjà créé une surprise : 1500 signatures rassemblées en 5 jours, 300 militants venus d’une 50e de départements et réunis un dimanche après-midi en plein milieu des vacances scolaires…

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Consultez les motions dès à présent !
 
www.parti-socialiste.fr

Pour la Normandie, l’union est capitale – La tribune des élus socialistes normands

Le 1er janvier 2016, Haute et Basse ne feront plus qu’une seule Normandie. Depuis un an, sous l’égide de Laurent Beauvais et Nicolas Mayer-Rossignol, les Conseils régionaux préparent cette union. De nombreuses politiques sont déjà mises en commun. Une gouvernance simple associant élus et société civile est en place. Trente réunions publiques se sont tenues. Le premier budget normand est en préparation. La dette est maîtrisée, le déficit nul, les dépenses de fonctionnement raisonnables, les investissements soutenus. Nous avons anticipé et c’est tant mieux pour les Normands.

Nous devons aujourd’hui faire des choix pour l’avenir. Bâtir une Région forte, fière d’elle-même, ancrée dans l’Europe, ouverte sur le monde. Une Région dotée d’une vision et tournée vers le futur: celui de la transition énergétique, des infrastructures modernes, des filières agroalimentaires d’excellence, du tourisme, de l’économie de la connaissance, de l’emploi et du progrès durables. Une Région solidaire où les Normands, où qu’ils soient, vivront mieux car ils auront facilement accès aux services dont ils ont besoin: transports, médecins et hôpitaux, internet, culture, sport… Nous devons bâtir une Normandie où chaque territoire, de Vire à Gaillon, d’Alençon à Blangy-sur-Bresle, sera respecté, écouté, accompagné.

Le Gouvernement vient d’engager la réforme des administrations de l’État. Un Préfet préfigurateur est nommé, la concertation débute. Le souci d’équilibre et d’unité qui nous anime doit se traduire dans l’organisation de notre nouvelle Normandie. Il nous faut allier efficacité dans le fonctionnement, sobriété dans les dépenses et proximité des services publics. Deux écueils sont à éviter: la dispersion, c’est-à-dire l’usine à gaz; et la division, c’est-à-dire Clochemerle.

Alors que des élections approchent, les mêmes qui n’ont pas voté pour la réunification tentent de raviver les vieilles querelles stériles: Rouen contre Caen, Haute contre Basse… Ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Pas question de laisser notre Région, à peine réunifiée, de nouveau divisée! Comment ne pas voir que Rouen, Caen, Le Havre, Cherbourg, sont complémentaires et ont tout intérêt à travailler ensemble? Pour être efficace, le bon sens commande de s’appuyer sur les atouts de chacun. Pour les additionner, non les soustraire.

Rouen, c’est notre Métropole. Comme Rennes en Bretagne ou Nantes en Pays de Loire, c’est une force pour notre Région. Avec un bassin de vie de 500 000 habitants au cœur de la vallée de Seine, Rouen devrait logiquement accueillir le chef-lieu de la Normandie. Le Président de Région et le Préfet, par les fonctions qu’ils exercent, doivent pouvoir travailler ensemble facilement. Ce qui n’empêchera nullement le Conseil régional de siéger à Caen s’il le décide, comme le prévoit d’ailleurs la loi. Quant aux services, ceux qui veulent les regrouper en un seul site se trompent. Gérer les lycées de Granville depuis Rouen, ou ceux de Dieppe depuis Caen, construire à grands frais de nouveaux bâtiments pour les personnels déplacés, n’auraient aucun sens ! Ce serait inefficace et coûteux pour le contribuable. Les services régionaux doivent majoritairement rester là où ils sont aujourd’hui, assurant les missions de proximité qui sont les leurs. C’est essentiel pour l’équilibre de la Normandie. Nous nous y engageons.

Caen, c’est notre “Grenoble normande”. Avec le siège du CNRS, des équipements de pointe comme le GANIL, deux pôles de compétitivité, une économie tertiaire dynamique, l’agglomération caennaise est d’ores et déjà identifiée comme une référence en matière d’innovation et de création. L’éducation et la culture, la recherche, la santé, l’agriculture sont des marqueurs de l’identité caennaise que nous devons valoriser. Les sièges des administrations concernées de l’Etat auraient tout leur sens dans cet environnement.

Le Havre, c’est l’un des tout premiers ports d’Europe. Son rôle est stratégique au cœur de la Normandie. Porte d’entrée maritime, première place logistique, à la pointe dans les énergies, l’économie circulaire… Nous devons investir pour faire de l’agglomération havraise le champion de l’industrie durable: terminaux portuaires, pôle multimodal, fret ferroviaire… Le Havre serait dans cette perspective le siège naturel d’HaRoPa, regroupement des grands ports de la vallée de Seine.

Cherbourg et le Cotentin enfin, qui pourraient utilement accueillir les affaires maritimes, doivent apporter à l’ensemble normand à la fois l’ouverture vers l’océan et la capacité à attirer des activités et des technologies de demain, notamment dans les énergies marines.

Rouen, Caen, Le Havre, Cherbourg. Voilà une organisation équilibrée, dont la vallée de Seine et la Ligne Nouvelle Paris Normandie (LNPN) constituent l’ossature. Grâce à notre mobilisation, la LNPN figure au rang des priorités nationales et n’a jamais autant progressé. Les efforts doivent redoubler sur l’axe Caen-Rouen et sur les trois liaisons de Paris vers Argentan-Granville, Vernon-Rouen-Le Havre, Evreux-Caen-Cherbourg. Nous le disons avec force : si nos trains régionaux (TER) sont parmi les meilleurs de France, la Normandie a besoin de liaisons nationales plus performantes. L’Etat doit s’engager en ce sens.

N’oublions pas l’essentiel!  Deux tiers des Normands n’habitent ni au Havre, ni à Caen, ni à Rouen, ni à Cherbourg. A eux aussi s’adresse notre projet Normand. Dans le sud Manche, l’Orne et l’Eure, dans les Pays d’Auge, de Caux, de Bray, dans tous les territoires frontaliers sans oublier le littoral autour de Dieppe, Ouistreham, Fécamp, Le Tréport, Granville… la future Normandie devra défendre l’emploi, notamment l’agriculture, la pêche, le tourisme, soutenir les bassins industriels, développer la formation, conforter les services publics. Seule la Région pourra demain jouer ce rôle d’impulsion et d’équilibre. Ce sera notre priorité.

La Normandie n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est rassemblée. French Tech, Normandie Impressionniste, démarche ‘vallée de Seine’, Communauté universitaire… Ces exemples, et beaucoup d’autres, démontrent que notre union fait notre force. Opposer les territoires, abaisser le débat, c’est nuire à notre Région en répétant les erreurs du passé. En Normandie, ce qui est ‘capital’ ce sont les Normands! Ensemble tournons le dos aux postures, aux « guéguerres », et disons ‘oui’ à la Normandie.

Parmi les premiers signataires:

Nicolas MAYER-ROSSIGNOL Président de la Région Haute-Normandie
Laurent BEAUVAIS Président de la Région Basse-Normandie
Guillaume BACHELAY Député de Seine-Maritime
Christophe BOUILLON Député, Conseiller départemental de Seine-Maritime
Dominique CHAUVEL Députée-Maire de Saint-Valéry-en-Caux
Jean Louis DESTANS Député de l’Eure
Laurence DUMONT Députée du Calvados
Philippe DURON Député du Calvados, Conseiller municipal et communautaire de Caen
Valérie FOURNEYRON Députée de Seine-Maritime, Conseillère municipale de Rouen
Yves GOASDOUE Député-Maire de Flers, Président de la Communauté d’Agglo Pays de Flers
Estelle GRELIER Députée de Seine-Maritime, Conseillère municipale de Fécamp
Geneviève GOSSELIN-FLEURY Députée de la Manche, Conseillère municipale de Cherbourg-Octeville
Sandrine HUREL Députée de Seine-Maritime
François LONCLE Député de l’Eure
Luce PANE Députée-Maire de Sotteville-lès-Rouen
Joaquim PUEYO Député-Maire d’Alençon
Stéphane TRAVERT Député de la Manche, Conseiller régional de Basse-Normandie
Catherine TROALLIC Députée de Seine-Maritime, Conseillère régionale de Haute-Normandie
Clotilde VALTER Députée du Calvados
François AUBEY Sénateur-Maire de Mézidon-Canon
Jean-Pierre GODEFROY Sénateur de la Manche, Conseiller régional de Basse-Normandie
Didier MARIE Sénateur, Conseiller départemental de Seine-Maritime
Nelly TOCQUEVILLE Sénatrice-Maire de Saint-Pierre-de-Manneville
Frédéric SANCHEZ Président de la Métropole Rouen Normandie, Maire de Petit-Quevilly
Benoit ARRIVE Président de la Communauté urbaine de Cherbourg
Yvon ROBERT Maire de Rouen
Emile CANU Maire d’Yvetot
Bastien CORITON Maire de Caudebec-en-Caux, Conseiller départemental de Seine-Maritime
Jean-Michel HOULLEGATTE Maire de Cherbourg-Octeville
Richard JACQUET Maire de Pont-de-l’Arche
Marc-Antoine JAMET Maire de Val-de-Reuil, Conseiller régional de Haute-Normandie
Bernard LE DILAVREC Maire de Gaillon
Michel LEROUX Maire de Pont-Audemer
Hélène MIALON-BURGAT Maire de Mondeville, Conseillère régionale de Basse-Normandie
Alfred RECOURS Maire de Conches-en-Ouche, Conseiller départemental de l’Eure
Yves-Marie RIVEMALE Maire de Verneuil-sur-Avre
Alain TESSIER Maire de Quillebeuf-sur-Seine
Timour VEYRI Conseiller municipal et communautaire d’Evreux
Gilles DETERVILLE Président du groupe PS Conseil départemental du Calvados, Conseiller municipal de Caen
Janick LEGER Présidente du groupe PS Conseil départemental de l’Eure
Frédéric LEVEILLE Président du groupe PS Conseil départemental de l’Orne, Adjoint au Maire d’Argentan
Laurent LOGIOU Président du groupe PS Conseil régional de Haute-Normandie
Vincent LOUVET Président du groupe PS Conseil régional de Basse-Normandie
Anna PIC Co-présidente du groupe PS Conseil départemental de la Manche, Adjointe au Maire de Cherbourg
Nicolas ROULY Président du groupe PS Conseil départemental de Seine-Maritime
François ROUSSEAU Co-président du groupe PS Conseil départemental de la Manche

 

Les coups tordus de M.Lecornu – Communiqué de Marc-Antoine JAMET, Premier fédéral de l’Eure du Parti socialiste

Communiqué de Marc-Antoine JAMET

Premier fédéral de l’Eure du Parti socialiste

 

«Les coups tordus de M.Lecornu»

 

Tout avait bien mal commencé.

 

Dès le soir du second tour des élections départementales, le 29 mars dernier, alors que la droite, pendant toute la campagne, était restée muette sur l’identité de son candidat à la présidence du département, manière scandaleuse de traiter les électeurs, les pressions, les menaces, les coups de téléphone parisiens s’abattaient sur le centriste Jean-Paul Legendre, pourtant représentant véritable et – quant à lui – authentiquement enraciné de notre territoire, pour l’obliger à renoncer à se présenter à ce poste qu’il aurait occupé, disait-il, dans un esprit de justice et une volonté d’équité, valeurs étrangères à la jeune garde lemairiste. Il s’est exécuté. Il s’est effacé. C’était brutal.

 

Dès sa séance d’installation, le nouveau président UMP de l’Eure a donné le ton. Pas un mot d’estime, de reconnaissance ou de courtoisie pour son prédécesseur et le travail fait pendant quinze ans par une équipe au service du département et de son développement. Le nom de Jean-Louis Destans ne fut même pas prononcé. La tradition républicaine était foulée aux pieds. C’était grossier.

 

Dès avant que les résultats officiels soient publiés – du jamais vu ! – l’ancien directeur général de l’UMP en faillite était propulsé à la tête des services du département. L’impréparation flagrante et la compétence incertaine du nouvel élu rendaient obligatoire ce parachutage en catastrophe d’un ancien préfet pour cacher que le roi des vernonnais était nu. Le grand vizir, après avoir demandé son chemin à la gare, découvre en ce moment même la réalité de nos villes et de nos villages sur Wikipédia. C’était méprisant.

 

Dès avant que le pauvre Sébastien ne s’assoit sur son fauteuil, ces deux parrains, ces deux chaperons, ces deux papas, ces deux tontons, Cousin Morin, éleveur de Yearlings qui se souvient avoir débarqué à Omaha, et grand-père Le Maire, permanent patenté d’une politique de cumuls déguisés, mettaient sur leur petit débutant la pression, lui rappelant, en s’asseyant au premier rang de la séance d’installation, qu’ils étaient les vrais patrons. Comme les émigrés de Coblence, ils n’ont pas changé. Rien compris. Rien appris. C’était arrogant.

 

Dès avant que l’ancien attaché parlementaire du Ministre des affaires européennes, qui a ruiné en son temps les agriculteurs et éleveurs eurois, n’a dit un mot, émis un son, prononcé une parole, on lui adjoignait, un peu comme à Mgr Gaillot autrefois, un coadjuteur, élu battu de Paris, un dénommé Laurent Dominati, pour limiter ses erreurs, maladresses, et autres bêtises, annoncées jusque depuis les rangs de la droite comme volant en escadrilles lorsque le jeune président s’exprime. C’était exagéré.

 

Dès avant que les habitants de Vernon s’aperçoivent que celui qu’ils avaient élu -il y a moins de douze mois- pour 6 ans leur avait menti par omission, taisant sa future désertion et prenant aussitôt la poudre d’escampette pour Evreux M. Lecornu révélait dans un entretien scandaleux donné au blog « caméra diagonale », donnant l’air de ne pas comprendre l’énormité qu’il proférait, qu’il s’assiérait sur les lois, ignorerait la morale et contournerait les institutions pour nommer « à titre de remplaçant » un maire de « paille » dont il serait le ventriloque à chaque conseil municipal. Quel modèle d’instruction civique ! C’était honteux.

 

Mais le plus gros était encore à venir. Pour préparer, au chaud, sa candidature aux législatives de 2017 et faire face au tollé que suscite à Vernon aussi bien son départ précipité que la nomination d’un prête nom missionné à l’inauguration des chrysanthèmes, un coup tordu vient d’être mis au point. Un recours bidon est déposé depuis deux jours contre l’élection de M. Lecornu. L’objectif de cette manipulation est de neutraliser, tant que la procédure sera en cours, l’incompatibilité entre les fonctions de maire de Vernon et de président du conseil départemental de l’Eure qu’il veut cumuler. Ainsi est tourné l’esprit de la règle. Ainsi est dupé le citoyen. Ainsi est anesthésiée la colère populaire.

 

Devant cette hypocrisie que certains qualifient de magouille les socialistes n’ont pas envie de dire « bravo l’artiste ». Les affaires publiques, les impôts, les équipements, la voirie ne sont pas un jeu d’enfant. En 15 jours seulement, c’est déjà un recul de 15 ans en arrière. C’est le retour aux vieilles méthodes, aux petits arrangements entre amis, à la politicaillerie la plus détestable. Le département avait « une Eure d’avance ». Avec la droite, il commence déjà, au bout de deux semaines seulement, à accumuler les retards.

Région – Une semaine, une politique : faisons connaitre les politiques mises en place par la majorité de Gauche à la Région Haute-Normandie ! Cette semaine, les Grands Réseaux de Recherche

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